Algérie -L’Energie solaire, les ressources en eau et l’agriculture saharienne

Trois « atouts maîtres » du développement

L’énergie solaire vitale pour l’agriculture saharienne. Une approche réfléchie est nécessaire face à une avancée dangereuse du désert et une déforestation accrue.

Les recommandations émises à l’issue du Colloque international sur l’énergie solaire et le développement de l’agriculture saharienne, tenu en février dernier à Ghardaïa, ont été examinées, lundi à Alger, lors d’une « réunion d’étape ».

Lors de cette séance de travail, qui s’est tenue au siège du Forum algérien pour la citoyenneté et la modernité (Facm), la première mouture d’un vaste projet, qui s’étend sur une superficie de près de 500 km², soit un espace de 45 km sur 11 km, a été présenté aux participants en vue d’un enrichissement avant son éventuelle adoption par les autorités compétentes.

Une conférence de presse, prévue hier à Alger, au siège du Forum algérien de la citoyenneté et la modernité (Facm), pour rapporter le contenu des travaux de cette rencontre, a été reportée. Il est utile de rappeler ici les différentes étapes qui ont jalonné cette oeuvre pour la valorisation des impératifs édictés en matière d’énergies nouvelles et leur utilisation dans le développement de l’agriculture saharienne dans sa dimension durable ciblée. Cela étant, « la nécessité d’une approche de développement durable dans le Sahara, en prévision du tarissement des ressources énergétiques fossiles, motive cette volonté à aller vers des ressources alternatives propres et durables », ont affirmé les organisateurs du colloque.

Cette rencontre, organisée par le Facm, avec la participation de représentants de plusieurs ministères et institutions nationales et étrangères, « constitue, en elle-même, un espace d’échanges pour l’élaboration de projets de partenariat et de coopération dans le domaine des énergies renouvelables et leur utilisation dans l’agriculture saharienne », a indiqué le président du Facm et vice-président du Comité permanent de partenariat euro – méditerranéen (Coppem), M.Walid Sbia.

Le colloque international sur « Le développement de l’agriculture saharienne par l’utilisation de l’énergie solaire et son impact sur l’environnement et les changements climatiques » tenu en février 2011 à Ghardaïa, s’est déroulé en présence de plusieurs ministères et institutions nationales et étrangères. Parmi ces derniers, figuraient des intervenants représentant des organismes internationaux spécialisés dont, notamment ceux d’entreprises italiennes et allemandes. L’objectif de ces travaux, résidait en « La mise en oeuvre d’un mégaprojet de valorisation des trois richesses potentielles du Sahara algérien, à savoir l’énergie solaire, les ressources en eau et l’agriculture saharienne » précise un communiqué du forum.

Pour les organisateurs, l’énergie solaire peut aider à «juguler le phénomène périlleux de l’exode (vers les villes, Ndlr) et compenser le déficit énergétique spécifique à l’économie saharienne », cela tout en préservant le milieu naturel. Par ailleurs, la première édition de la « Kheïma arabe de l’agriculture et des industries alimentaires » (Arabagroexpo) s’est tenue parallèlement du 20 au 24 février 2011 à Biskra. Cette manifestation, initiée conjointement par la Chambre de commerce et d’industrie des Zibans (Cciz de Biskra) et l’entreprise « Licorne Communication – LC » sous le slogan « Tous pour la sécurité alimentaire », a vu l’installation d’une quarantaine d’emplacements devant « mettre en valeur divers produits agricoles et agroalimentaires fournis par les opérateurs participants ».

Des journées techniques au profit des professionnels du secteur agricole et des opérateurs économiques s’y sont également déroulées. Elles étaient animées par des spécialistes en systèmes de production, de marketing et de commercialisation. Cette Kheïma se voulait une « fenêtre sur l’état des filières agricole et agroalimentaire » et constituait par là une réelle « opportunité pour l’établissement de partenariats et d’échanges d’expériences ». Fondé le 3 novembre 1999, le Facm est une association à but non lucratif et à caractère économique. Membre de l’Organisation des villes arabes (OVA), il se propose, dans le volet coopération et de dialogue, qui caractérise son action, d’engager notamment une réflexion sur la création d’un « Espace maghrébin de la recherche et de la communication ». La promotion et le développement des échanges avec les ONG des grands espaces régionaux maghrébin, arabe, euro-méditerranéen, africain et d’ailleurs, sont vivement recommandés.

La mise en oeuvre de nouvelles techniques de management de la ville durable dans le cadre de la promotion de la démocratie participative « exige une action soutenue de l’Etat dans la conduite du changement » estime le Facm dans une note représentative.

[via] Abdelkrim Amarni, lexpressiondz.com

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