Algérie -Gâteaux de l’aïd : Les confectionneuses submergées de commandes

Faute de temps ou parce qu’on ne maîtrise pas l’art de préparation des gâteaux traditionnels tels sont, entre autres, les facteurs qui ont favorisé la sollicitation des confectionneuses de ces douceurs.

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Bien installées chez elles, ces femmes ont trouvé leur aubaine en ce commerce très lucratif d’autant que les adeptes des gâteaux prêts à être consommés sont de plus en plus nombreux. Les clientes qui aspirent à mettre dans leurs assiettes le jour de l’Aïd des gâteaux traditionnels comme Laârayech, Mekrout lassael, ou M’khebez et dziriettes, ne lésinent pas sur les dépenses quand on sait que les gâteaux à base d’amandes sont à 45 DA l’unité et ceux à base de cacahuètes à 30 DA. A la recette authentique, celle héritée de nos aïeules, chaque artisane apporte sa touche personnelle par la décoration ou la forme qu’elle donne au gâteau.

Salima, une jeune fonctionnaire maman de deux enfants en bas âge, assure qu’elle n’a pas le temps pour préparer les gâteaux de l’Aïd. « Entre le travail, les travaux ménagers et mes deux enfants, il ne me reste plus de temps pour préparer les gâteaux, affirme-t-elle. Sa collègue, elle, préfère les gâteaux préparés pour « moins de fatigue et de ménage à la maison». Toutes les deux viennent de passer commande chez Naima. Originaire d’Alger Naima, la quarantaine, a choisi de se spécialiser dans la confection des gâteaux. Elle reçoit quotidiennement des commandes d’une clientèle de plus en plus nombreuse. « J’ai déjà entamé la confection pour pouvoir respecter mes engagements ». « Certes ce sont des commandes qui varient entre 50 et 100 pièces par cliente mais c’est énorme quand je dois livrer toute la commande en même temps », dit-elle. Naima qui exerce chez elle où elle a transformé une pièce de sa maison en « petit laboratoires », a recours à une aide. Deux jeunes filles, ses voisines, viennent la seconder à raison de 400 DA par jour. Cette aide est précieuse pour Naima qui doit également préparer le repas de l’Iftar.

La confection des gâteaux a toutefois son coté négatif. Finie l’odeur des douceurs fraîchement sortis du four, l’absence de l’apprentissage des petites jeunes filles pour perpétuer la tradition et la disparition des recettes authentiques. En effet, les artisanes s’adonnent à des changements dans la décoration et la forme des gâteaux balayant d’un revers les douceurs de nos grands-mères. Cependant, commander des gâteaux chez les confectionneuses reste une solution idoine pour ces centaines de femmes happées par le travail à l’extérieur comme à l’intérieur de la maison.

[via] Souhila H., horizon-dz.com

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